La richesse qui ne se compte pas...
- Nathalie Richer - Luna Nath

- 14 juin
- 3 min de lecture
Quelle richesse voulons-nous vraiment accumuler ?

Depuis quelque temps, je me pose une question qui revient régulièrement dans mon parcours entrepreneurial : quel est véritablement le sens de la réussite ?
Dans notre société, la réussite est souvent associée à l'argent. Gagner plus, développer une entreprise rentable, atteindre des objectifs financiers. Et bien sûr, l'argent a son importance. Il apporte de la sécurité, de la liberté et permet de réaliser certains projets.
Pourtant, lorsque je regarde mon parcours avec Luna Nath, le constat est particulier. Je ne peux pas dire que cette activité m'ait apporté une richesse financière importante. En revanche, elle m'a offert quelque chose d'inestimable : des rencontres, des apprentissages, des remises en question, des découvertes sur moi-même et sur les autres.
Depuis toujours, je suis fascinée par l'être humain. Comprendre ce qui nous anime, ce qui nous freine, ce qui nous fait grandir. À travers mon activité, j'ai rencontré des personnes aux parcours très différents, entendu des histoires inspirantes, développé de nouvelles compétences et appris à regarder le monde avec davantage d'ouverture.
Alors parfois, je me demande : est-ce que la richesse se mesure uniquement sur un compte bancaire ?
Je ne crois pas.
Je crois qu'il existe aussi une richesse intérieure. Celle qui se construit au fil des expériences, des rencontres et des défis que nous relevons. Une richesse plus discrète, moins visible, mais qui transforme profondément notre manière d'être au monde.
Pour autant, je reste convaincue qu'un équilibre est nécessaire. Aujourd'hui, la sécurité financière, je la trouve dans mon activité salariée. Elle m'apporte la stabilité dont j'ai besoin. Mon entreprise, elle, nourrit une autre partie de moi : celle qui a besoin de créer, d'explorer, d'apprendre et de transmettre.
Car au fond, à quoi sert toute cette richesse intérieure si elle reste uniquement en nous ?
Plus les années passent, plus je réalise que la transmission est essentielle. Partager ce que nous avons appris. Témoigner de nos expériences. Offrir aux autres une réflexion, une idée ou parfois simplement une autre façon de regarder les choses.
Ces dernières semaines, cette réflexion a pris une forme très concrète.
Pour des raisons liées à ma santé, j'ai été amenée à ralentir. Un jour, au lieu de suivre mon itinéraire habituel, j'ai choisi d'emprunter un autre chemin. Comme en randonnée, lorsque l'on suit un petit panneau sans vraiment savoir où il va nous mener. Avec de bonnes chaussures, une gourde et une certaine confiance dans l'inconnu.
Cette décision m'a rappelé que la vie ressemble souvent davantage à un voyage qu'à un plan parfaitement tracé.
Et puis il y a eu une autre prise de conscience.
À 48 ans, après avoir vécu toute ma vie à proximité du lac Léman, après y avoir passé de nombreux moments, organisé des pique-niques et des barbecues sur ses rives, je ne m'y étais jamais baignée. Il a fallu attendre aujourd'hui pour vivre cette expérience pourtant si proche de moi depuis toujours.
Cela m'a fait réfléchir à toutes les richesses qui nous entourent et que nous ne voyons plus.
Les paysages que nous connaissons trop bien. Les personnes que nous croisons tous les jours. Les opportunités qui existent déjà autour de nous. Avec le temps, nous nous habituons. Nous cessons de regarder. Nous cessons parfois même de nous émerveiller.
Pourtant, il suffit souvent du regard d'une personne extérieure pour redécouvrir ce que nous pensions connaître.
Ou de retrouver notre regard d'enfant.
Celui qui s'étonne. Celui qui explore. Celui qui ose emprunter un chemin différent simplement pour voir ce qu'il y a au bout.
Peut-être que grandir ne consiste pas seulement à accumuler davantage.
Peut-être que grandir consiste aussi à apprendre à voir autrement.
À reconnaître les richesses déjà présentes dans notre vie.
À cultiver notre curiosité.
À nourrir notre monde intérieur.
Et surtout, à partager ce que nous découvrons en chemin.
Parce qu'au fond, la plus belle richesse est peut-être celle qui grandit lorsqu'on la transmet.




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